projets
UPCOMING PROJECT
Mathilde Monnier & Ève Risser
Le Mur
Ballet de l’Opéra national du Rhin
Création
Pièce pour 12 danseur⋅euses
01 oct.06 nov. 2026
Première du Ballet de l’Opéra national du Rhin dans le cadre du festival Musica, la création Le Mur naît d’une rencontre d’évidence entre Mathilde Monnier, figure iconoclaste de la danse contemporaine française, et Ève Risser, musicienne polymorphe. Deux artistes marquées par leur enfance entre Mulhouse, Colmar et Strasbourg, qui font du massif des Vosges et de ses panoramas en grès rose l’une de leurs inspirations.
Sur scène, les rythmes percussifs des deux claviers sonorisés, sur lesquels Ève Risser joue en live, entrent en résonance avec la pulsation gestuelle des douze danseurs et danseuses : Mathilde Monnier travaille aussi sur le rythme comme levier d’imaginaire, en associant langages contemporain et académique. Le Mur déroule ainsi une partition sonore et chorégraphique, d’un onirisme autant poétique que politique : car la paroi incarnée par la scénographie, si elle peut être un paysage à contempler, se fait aussi espace de confrontation.
Au cœur de cette rencontre, la danse et la musique parlent de manière instinctive aux sens et ne cessent de nous immerger dans les émotions qu’elles suscitent, jusqu’à « déplacer les montagnes », afin d’emporter avec chacun et chacune de nous les belles roches des Vosges, comme le prophétise Ève Risser.
Bouchra Ouizguen
Qunfudh
MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis
22 – 25 octobre 2026
Bouchra Ouizguen travaille au seuil : là où le corps s’ouvre à ce qui apparaît. Le mouvement, traversé de traces et de réminiscences, se mêle aux chants, aux musiques et aux silences. Seule sur scène, la chorégraphe cherche un espace de liberté, où l’effacement serait une forme de présence.
Qunfudh—« hérisson » en arabe, évoque un corps qui sait se replier autant que se déployer. Comme lui, être seule face au public, c’est se situer entre l’exposition et la protection. Dans ses pièces, Bouchra Ouizguen a souvent confié la figure du solo à celles et ceux qui se tiennent dans l’ombre. Aujourd’hui, elle s’y confronte elle-même. Mais le solo n’est jamais solitaire. Il rassemble des mémoires, des solitudes habitées et joyeuses, des danses passées et des figures qui ont compté. La lumière porte l’enfance dans le désert, les routes parcourues, des contes entendus. Des chants des montagnes Amazigh, le cante alentejano ou des musiques de pêcheurs de perles du Moyen-Orient, parfois relayés par le silence, modifient le mouvement. C’est le récit d’une artiste en perpétuelle transhumance, comme une réponse aux frontières et aux difficultés de circulation. Bouchra Ouizguen cherche un état de disponibilité où quelque chose peut surgir et tente, comme l’écrit le poète soufi Ibn Arabi, de « marcher librement entre le visible et l’invisible ».